UNE GREVE DES LABORATOIRES SALUTAIRE

UNE GREVE DES LABORATOIRES SALUTAIRE
Catégorie : Point de vue

Même si l'actualité agitée de la semaine avec le décès de Jacques Chirac et le procès du Médiator a laissé peu de place aux autres évènements, la grève des laboratoires a quand même suscité des réactions de soutien et de sympathie parmi la population, comme en témoigne le succès de la pétition qui l'accompagne. Pour une profession comme la notre, habituée à servir ses clients qui sont souvent des patients, cette démarche n'est pas naturelle. Pour que la profession y ait recours, il faut qu'elle soit poussée dans ses derniers retranchements par des pouvoirs publics injustes et psychorigides. Alors que l'on nous inflige depuis 10 ans une strangulation "douce" avec des baisses de nomenclature systématiques nous obligeant à travailler à coût constant (0.25% d'augmentation annuelle maximum) pour des volumes d'activité croissants, l'annonce brutale et autoritaire d'une baisse de 5% de notre budget a été la goutte qui a permis aux biologistes de réaliser que le vase débordait depuis longtemps. Les conséquences de ces tontes budgétaires répétées sont le déficit de médicalisation de la profession et la perte de la proximité avec le patient, qu'on vient ensuite nous reprocher pour justifier de nouvelles baisses! Il est temps pour les biologistes de sortir du panurgisme de la soumission technocratique et des embrouillamini de la surqualité. Nous devons trouver avec les pouvoirs publics et le Cofrac des compromis afin d'obtenir une juste rémunération pour une biologie  qui en étant réellement médicalisée rendra service au patient et sera génératrice d'économies pour la collectivité. C'est également à cette volonté de rapprochement avec les patients et les médecins que nous oeuvrons dans notre équipe de Labinterpret.

Jean-Michel Vialle (Labinterpret), Médecin Biologiste
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